Pour vous rendre au Musée Médical Siriraj de Bangkok – qui n’apparait dans aucun guide de la ville – demandez à un autochtone d’écrire sur un bout de papier : « Hôpital Siriraj » en thaïlandais et présentez-le à votre chauffeur de taxi. Il vous conduira alors dans les quartiers malfamés de la ville, de l’autre côté du fleuve Chao Praya, et vous déposera devant un immense établissement. À partir de là, montrez l’adresse à des passants sympa. En théorie, c'est bon.
Le musée ouvre à neuf heures, ferme à quatre heures et l’entrée coûte environ un euro – 3,50 euros si vous voulez un audio guide en mauvais anglais et un morceau de U2 (probablement utilisé illégalement) entre les explications. Attention, l’interdiction de prendre des photos n'est pas à prendre à la légère et est assurée par des mecs armés. Les photos de cet article ont été trouvées en ligne.
Voici « Gastroschisis », un bébé préservé dans du formol et dont les intestins noirs jaillissent de son estomac in utero. Il y a aussi « Cyclopia et proboscis » qui n’a pas d’œil. Il a, en revanche, un genre de nombril tout gonflé qui pendouille au bout de son nez.